Le rallye de Monte-Carlo : un rallye atypique

Manche d’ouverture du championnat du monde des rallye (WRC : World Rally
Championship) depuis des années, le rallye Monte-Carlo est une épreuve
atypique.
Mêlant plusieurs conditions de terrains : asphalte sec, asphalte mouillé,
neige, verglas, boue, « soupe » (boue mêlée à
de la neige), le rallye Monte-Carlo est probablement parmi les plus difficiles
du championnat.
Les pièges abondent tout au long du parcours, et la moindre faute d’inattention
du pilote peut s’avérer fatale : par exemple, l’édition
1999 a fait une véritable hécatombe ches les participants (Carlos
Sainz sortant de la route 100 mètres après le départ, Gilles
Panizzi effectuant un tonneau sur une plaque de verglas). En 2006, Sébastien
Loeb se fait pièger sur une plaque d’humidité dans un virage
alors qu’il était en tête (ce qui a donné la victoire
à Marcus Gronholm lors de cette saison).
En 2007, le rallye de Monte-Carlo a fait un déplacement en Ardèche,
et du coup le parcours s’est fait presque à 100% sur le sec. Mais
malgré cela, Sébastien Loeb et Dani Sordo imposèrent la
C4 (dont ce fût la première course).
Mais plusieurs passionnés de la discipline ne peuvent se détourner
de ce que fait vraiment l’ « âme » du Monte-Carlo :
spéciales enneigées parcourues avec des pneus « slicks »,
valses des voitures sur le col du Turini, … Le rallye de Monte-Carlo «
se jouait » surtout au choix des pneumatiques, et ce sont les pilotes
qui excellent dans cette discipline qui se distinguent le plus dans la course.
Curieusement, il semble que bien peu de pilotes appréhendent bien ce
rallye de Monte-Carlo : Tomi Makinen y remporta une série de victoires
avant de céder le flambeau à Sébastien Loeb (sauf en 2006
où il termina deuxième suite à une sortie de route).
Posté le 11 Mai 2007